Intelligence artificielleL’argent coule à flots pour les générateurs d’images
La plateforme Leonardo.ai profite d’investissements massifs dans le secteur pour concurrencer des acteurs établis tels que Dall-E, Midjourney et Stable Diffusion.

L’intérêt croissant pour les technologies de génération d’images continue de séduire les investisseurs. La start-up australienne Leonardo.ai a levé plus de 30 millions de dollars, rapporte Techcrunch. Bien moins connue que Dall-E ou Midjourney, sa plateforme de production d’images artistiques se distingue avec des fonctionnalités uniques. La fonction «Live Canvas» laisse fusionner des textes et des esquisses pour générer en temps réel des images photo réalistes. Le service permet également de sauvegarder, éditer et créer des œuvres numériques cohérentes. Il se démarque encore de la concurrence en permettant de développer et d’entraîner des modèles personnalisés de génération d’images.
Après avoir fait ses gammes dans l’industrie du jeu vidéo, Leonardo.ai cible désormais aussi les professionnels actifs dans la publicité, la mode ou encore l’architecture.
Difficile de faire son choix
Face à une concurrence acharnée, choisir un générateur d’images devient complexe. Dall-E 3 se démarque par sa facilité d’utilisation et sa gratuité, via l’outil Copilot de Microsoft pour le moins. Ce n’est en effet pas le cas depuis OpenAI (ChatGPT) où il faut souscrire à la formule payante, ou sur Midjourney, qui ne laisse même plus tester gratuitement son service. Midjourney reste pourtant la référence pour la qualité de ses images, comme le souligne le site Decrypt dans son comparatif. Mais l’accès via un robot de la plateforme de conversation Discord et son tarif (dès 10 dollars par mois) l’éloignent du grand public.
Réputé comme le meilleur générateur d’images open source, Stable Diffusion de Stability AI se distingue, lui, par sa polyvalence et sa gratuité. Davantage réservé aux geeks, l’outil peut tourner localement sur un ordinateur, offrant une plus grande confidentialité et un meilleur contrôle. Mais il est aussi prisé par les créateurs souhaitant échapper à la censure pratiquée par ses concurrents qui interdisent par exemple la nudité.
Quant à Leonardo, la plateforme se distingue par son interface utilisateur intuitive et la qualité esthétique de ses images. Cependant, pour exploiter pleinement son potentiel, un abonnement payant est rapidement nécessaire. Ce n’est pas le cas d’un nouveau venu sur le marché: Meta. Le groupe de Mark Zuckerberg vient d’étendre son propre service de génération d’images à un site web dédié, gratuit mais encore limité aux Nord-Américains, ajoutant un nouvel acteur dans cette course technologique.