IA générativeMicrosoft marque à la culotte ChatGPT avec son outil Copilot
Le géant informatique a revu l’appellation de son robot de conversation connu jusqu’ici sous le nom de Bing Chat et laisse le personnaliser.

Fini Bing Chat dans les interfaces de recherche de Microsoft et place à Copilot! La firme de Redmond a récemment renommé son chatbot d’Intelligence artificielle. Cette décision fait suite à plusieurs mois d’efforts poussifs pour promouvoir Bing Chat intégré dans le moteur de recherche Bing et le navigateur Edge de Microsoft. L’appellation Copilot est déjà connue, puisqu’elle a été choisie pour apporter l’IA générative sur Windows11 et notamment dans la suite bureautique Microsoft 365 (ex-Office). L’intronisation de Copilot a coïncidé avec la mise au placard de Cortana, l’assistante virtuelle de Windows 10 et 11 qui n’a jamais réussi à convaincre le grand public.
Comme le relève le site TheVerge, le groupe dirigé par Satya Nadella semble désormais orienter sa stratégie vers une concurrence frontale avec ChatGPT d’Open AI, alors même qu’il est l’un de ses principaux bailleurs de fonds. L’ambitieuse firme de Sam Altman a marqué les esprits en développant son propre écosystème et son robot de conversation rassemble plus de 100 millions d’utilisateurs chaque semaine. Et Microsoft n’a pas tardé à suivre l’option de personnalisation de robots GPT proposée par Open AI dans la version payante ChatGPT Plus. Son nouveau service, Copilot Studio, permet de personnaliser les robots Copilot pour Microsoft 365 ou de créer «(ses) propres expériences de copilotage».
Pour mémoire, tous les géants du cloud sont sur les rangs. Google a misé sur le robot de conversation Bard, tout en investissant en compagnie d’Amazon sur l’outsider Claude, l’outil d’IA générative développée par la firme Anthropic. Apple travaille également sur son propre robot de conversation pour remplacer le désormais dépassé Siri. Meta a mis en accès libre Llama, l’un de ses modèles de langage volumineux (LLMs). Les Chinois ne sont pas en reste, avec notamment Baidu, le Google chinois, avec son Ernie Bot ou Tencent, l’éditeur de l’app à tout faire WeChat avec Hunyuan Aide. Les Russes peuvent eux compter sur GigaChat, alors que l’incontournable Elon Musk a récemment annoncé un modèle de langage sarcastique baptisé Grok lié à X, l’ex-Twitter.