Primes maladie 2024Cacophonie politique après l’annonce de la hausse des primes
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre après la tant attendue annonce concernant la hausse des primes maladie.

Les Suisses ont appris mardi que leur assurance maladie augmentera en moyenne de 8,7% en 2024 et les réactions du monde politique, de gauche comme de droite, se font déjà entendre.
À droite, l’UDC souligne «le bilan embarrassant d’Alain Berset»: les primes d’assurance maladie ont augmenté de 41,5% depuis que le chef de la Santé est aux commandes. Le parti propose «d’augmenter les primes et franchises pour les immigrés qui n’ont encore rien versé» au système de santé helvétique et de réduire au strict minimum les soins médicaux pour les demandeurs d’asile afin d’alléger la part des payeurs de primes.
Même son de cloche au sein du PLR. Le parti souhaite la mise en place d’un modèle «budget» permettant aux assurés de choisir avec leurs assureurs le montant de leur franchise, ainsi que les prestations médicales souhaitées couvertes, ou non. Selon le député libéral Philippe Nantermod, un tel système permettrait «de choisir la qualité des soins, mais aussi le prix».
À gauche, le PS pointe du doigt une obstruction de l’opposition. Les socialistes avaient auparavant lancé une initiative pour limiter les primes d’assurance maladie à 10% du revenu, mais elle a été refusée: «En y opposant un contre-projet vide de toute substance, le PLR, l’UDC et le Centre font comme si le problème des primes était négligeable», blâme Pierre-Yves Maillard, conseiller national vaudois.
Pour Les Verts, la solution résiderait dans l’indexation des primes en fonction du revenu et de la fortune individuels de chaque assuré. Une demande avait été déposée en août par les Vertes Manuela Weichelt et Maya Graf dans les deux Chambres fédérales. Demande refusée par le Conseil fédéral, qui craint une augmentation des charges administratives liée à l’échelonnement des primes par canton et par région.
Même vacarme du côté d’associations non affiliées à un parti
Francisco Carvalho da Costa (fcc), journaliste à 20 minutes depuis 2023, couvre l'actu suisse. Il aime relever les défis, l'économie et la cuisine.
